Patience au jardin ...
Il s'est senti abandonné, lui, ce jardin ...
Qui a reposé sous un joli manteau blanc, qui est resté bien sage, sans trop grelotter les mois d'hiver.
Lui que j'aime choyer dès les beaux jours, lui faire une coupe au carré ou presque, lui redonner des couleurs,
observer le calendrier qui me dit si les saints de glace vont l'épargner du coup de froid,
Il a fallu la plupart du temps chausser les bottes pour lui rendre visite,
constater les branches un peu en brouillon, les feuilles mortes un peu cachées,
mais aussi les premiers bourgeons, cette envie de réveiller cette nature trop frileuse.
Il s'est senti un peu abandonné et bien trempé ...
Mais la récompense est d'avoir une herbe bien verte, bien épaisse et grasse.
Lui accorder du temps entre 2 méchantes giboulées, remplir les sacs d'herbe, bien plus que d'habitude,
laisser tranquille les pâquerettes qui s'ouvrent sous le soleil, les ombres reviennent et donnent de
nouvelles couleurs au jardin.
Il sourit, sèche gentiment, il semble en pleine forme, ou est-ce parce que les oiseaux le chatouille et
extraient les premières larves, chenilles et autres petites choses qui se tortillent.
Il s'est refait une beauté, j'aime le regarder à travers les vitres encore pleines de ces goutelettes qui
décidément n'arrêtent pas de couler.
Mais je le contemple le temps de laisser reposer la pâte ...
La levure gonfle doucement, le pain a besoin de temps, j'ai besoin de retrouver son goût.
Le four m'offre une jolie miche, toute tendre ... je souhaite qu'il soit aussi bon que beau.
Mais il est encore trop chaud ...
Je laisse tranquille le jardin, je chausse les bottes et m'en vais retrouver les chevaux
Pas surpris de me voir, ils savent que dans ma poche il y a 1 ou 2 carottes
Reprendre la lecture, retrouver ce goût de plonger dans une belle histoire,
se laisser captiver pour les lieux, les saveurs et les personnages.
J'ai terminé " Villa Taylor ", un voyage comme j'aime au milieu des saveurs sucrées et colorées de Marrakech.
Une villa et son lot de mystères et de blessures, une villa qui a réellement hébergé (entre autres) W. Churchill.
Je commence " La vallée des oranges " histoire partagée entre Paris et Marseille, pour l'instant j'aime ce livre ...
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Et puis enfin l'heure du repas arrive et le pain a eu le temps de refroidir.
Heureuse de le présenter au centre de la table.
Fière qu'il soit particulièrement bon, moelleux et croustillant à la fois.
Et surtout ce plaisir de l'avoir fait moi-même
Bon week-end de Pendecôte
Pardon de ne pas toujours vous répondre ...
Mais vos messages sont un vrai bonheur















